Après-matchs

TFC - SRFC : Il faut positiver

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Lepaul félicité par Frankowski après son 4e but de la saison sous les couleurs rouge et noir
© staderennais.com

Une obligation de résultat, des choix forts opérés par le coach… et beaucoup de bruit. Ce mercredi soir, l’observateur était rennais, toulousain, mais pas que.

De nouveau les Rouge et Noir entrent bien dans leur match avec cette envie de prendre à la gorge leur adversaire. Tout comme ils se montrent enclins à distribuer des cadeaux, ou plutôt des bonbons si l’on se fie au calendrier. Samba… Jacquet… puis Brassier, la fois de trop ! Un pénalty est une première fois sifflé sur un contact avec Rongier, mais finalement annulé post VAR.

La partie est plutôt équilibrée et surtout plus plaisante à regarder que celle de dimanche après-midi. Pas de quoi faire trembler les gardiens cependant. Meïté manque de filer son ballon à Lepaul (23e) alors que Yann Gboho, lui aussi formé au club, n’est pas loin de nous faire une Sofiane Diop (32e). Puis bon, Mr. Turpin semble pressé de rentrer aux vestiaires ; pas de buts dans ce premier acte.

On reprochait à cette équipe de mal entamer ses secondes mi-temps, pas sur ce match ! Les intentions sont là, et bien qu’aidés par un coup de pouce des Toulousains, il fallait le provoquer. Lepaul ne se fait pas prier et inscrit son 5e but de la saison (50e). Quatre minutes plus tard, le buteur se mue en passeur pour Al-Tamari, auteur d’un petit pont des familles à la 47e, ça se souligne.

Mais voilà. Rennes est l’équipe qui perd le plus de points après avoir mené, en tout cas c’est ce qu’a dit la télé. Ces histoires à la con dignes d’un « cimetière indien » il va falloir se faire violence et les balayer !

Toulouse réduit ainsi la marque à la 59e via Charlie Cresswell puis égalise à la 82e sur un pénalty, certes chanceux dans son obtention (contre favorable et faute évitable), mais surtout parce qu’après avoir reculé, Rennes a semblé plonger physiquement. Aron Dønnum, le tireur, loupait heureusement le cadre et un doublé dans la foulée (86e).

Après de longues minutes de souffrance et un coup de massue évité, les Rouge et Noir manqueront pourtant par deux fois le « but en or » dans le temps additionnel, sur des tentatives d’Al-Tamari (91e) puis de Rongier (92e).

Deux buts partout ça sera tout et il faut rester poli. Un nouveau nul avec son lot de frustrations, évidemment, et de satisfactions.

Cissé, pour commencer. C’est celui que l’on aime, avec son orientation du jeu et ses passes dans les intervalles. Oui il y a des joueurs avec lesquels on peut être injustement plus indulgent en cas de contre-performance, ce dernier en fait partie. Parce qu’avec un Cissé en confiance, et en rythme, cette équipe sera nécessairement meilleure.

Lepaul évidemment. Présent sur la moitié des buts inscrits par le SRFC cette saison, au but (4) comme à la passe (3). À la fois meilleur buteur et meilleur passeur.

Et Aït Boudlal. Le garçon ne semble jamais sous pression, car il a fait la différence avant, signe d’un bon QI foot. Il se simplifie la relance en se mettant dans un fauteuil, mais n’hésite pas à en sortir pour casser des lignes (34e). Aussi il semble rigoureux et apprendre vite de ses erreurs. Rennes dispose aujourd’hui d’au moins quatre défenseurs centraux de qualité, sur le papier. Restera le terrain pour déterminer ceux qui joueront.

L’aventure continue pour Habib Beye, son staff, et ses joueurs, dixit le président Pouille. La réception ce dimanche de Strasbourg s’annonce comme un challenge encore plus relevé, et dont l’issue, on l’espère, sera plus rose.

Allez Rennes !