Après-matchs

SRFC - Stade de Reims : Les Rouge et Noir se font peur

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Arnaud Kalimuendo célébrant son but contre le Stade de Reims
© staderennais.com

Si la pluie a gagné en intensité au cours de la soirée, le match s’est avéré quant à lui relativement monotone; les vagues rennaises s’échouant sans cesse sur des Rémois contraints rapidement de faire bloc.

Un match sans véritable adversité

5e minute de jeu, Cédric Kipré manque de maîtrise et se rend coupable d’une vilaine faute sur Jordan James. Le Rémois est exclu, laissant donc ses partenaires à 10 contre 11 quasi d’entrée de jeu.

Une des premières interrogations que l’on pouvait dès lors se poser : Comment les Rouge et Noir vont-ils gérer une supériorité numérique aussi précoce ? Une victoire était déjà attendue par les observateurs, elle le sera d’autant dans ces conditions ! La crainte de voir une équipe se reposer sur ses lauriers, qui plus est une fois le compteur ouvert. Oui car l’équipe prend cette expulsion par le bon bout, et après quelques tentatives concrètes devant les cages de l’excellent Yehvann Diouf, le tir d’Assignon provoquait une faute de main, sanctionnée d’un pénalty et lui-même concrétisé par Kalimuendo.

Les Rémois vont faire le dos rond, sans que l’on puisse donc savoir avec quelles intentions ils étaient venus en terre bretillienne. Ils auront peut-être même réussi leur match, déjouant les entreprises rennaises une à une. Suite au coaching opéré à la mi-temps par Samba Diawara, les Rémois se seront montrés plus dangereux, tout en pouvant compter sur l’envergure de leur gardien de but, dans tous les sens du terme. Et c’est à la 59e minute qu’ils frapperont pour la première fois au but par l’intermédiaire de Nakamura, bien contré.

Les Rémois y croieront pendant longtemps mais à la 88e Hafiz Umar Ibrahim laissera à son tour ses partenaires après une accumulation logique de cartons jaunes. Un fait de jeu qui scellera cette fois-ci définitivement la défaite des Champenois.

Rennes qui bute encore et encore

26 tirs, 5 cadrés, 1 but. On pourrait s’arrêter sur ces chiffres. Tantôt par manque de réussite (37e), tantôt par gâchis (40e), souvent par manque de précision sur ses centres et ses tirs, les Rouge et Noir auront buté en boucle. Sans que l’on puisse retirer aux Rémois leur performance défensive, et notamment de Yehvann Diouf, le dernier rempart, décisif devant Jacquet par deux fois (45e et 51e), Fofana (54e), ou encore Kali’ (84e) bien que hors-jeu.

Les Rouge et Noir ont confirmé une certaine solidité, et ce n’est pas faute de le rappeler tant le sentiment de pouvoir de nouveau compter sur des défenseurs centraux de qualité est fort. Au milieu l’équipe a gagné en équilibre et cohérence. Et devant si les remaniements sont encore frais, les ballons touchés dans la surface adverse sont nombreux et les occasions ont le mérite d’exister. Mais le constat se fait aussi bien des observateurs que des joueurs, et les mots de Brassier à la mi-temps résonnent avec ceux d’Assignon contre Sainté, il faut être plus tueur !


De ce match c'est avec pragmatisme que l'on retiendra les 3 points. On appréciera également le fait d’avoir su gérer un contexte de jeu inédit nourrissant davantage cette pression d’avoir à gagner.

Si à 11 contre 11 c'eût été assurément un autre match, nul doute que cette équipe aurait paradoxalement pu le remporter par un score plus large.

Enfin on regrettera les quelques sifflets entendus ici et là. Bien que de nombreux facteurs puissent les expliquer (y compris la pluie !), une telle attitude devient de toute évidence toxique quand il s’agit de transmettre son impatience aux joueurs (71e).

3 victoires en 4 matchs. Cap désormais sur la Paillade !