Après-matchs

SRFC - Stade Brestois 29 : Une défaite pleine de regrets

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Lorenz Assignon exprimant ses regrets lors du derby contre Brest.
© Damien Meyer / AFP

Un domicile hostile

L’élimination précoce en Coupe de France a laissé des séquelles. On ne dira pas tous, mais beaucoup de supporters avaient un besoin d’exprimer leur mécontentement ce samedi, malheureusement en plein match, qui plus est un derby.

Ainsi le match a débuté par une grève d’encouragements du RCK. Une vingtaine de minutes aux cours desquelles plusieurs banderoles auront été déployées, adressées aux joueurs ainsi qu’aux dirigeants. Les sifflets, eux, descendus de toutes les tribunes, se seront fait entendre jusqu’au coup de sifflet final.

Un tandem Assignon / Ludo Blas bien huilé

Au coeur de cette tension, quelques joueurs se seront distingués. Et particulièrement sur le côté droit, composé de Lorenz Assignon et de Ludo Blas.

Bon appel, grand pont, frappe croisée. Assignon se créera la première grosse occasion du match, dès la 5e minute, bien lancé par son coéquipier.

Le piston droit se sera, comme à l’accoutumée, dépensé sans compter.

Ludo Blas, quant à lui, aura démontré une nouvelle fois sa capacité à conserver le ballon, tout en jouant dans le bon tempo. C'est ce dernier, qui, bien servi par A. Gouiri, redonnera  espoir à son équipe en réduisant l’écart à la 77e, soit un brin de minutes après le break des Brestois. Toujours quelques minutes plus tard, il aura même l’opportunité de faire recoller son équipe, en vain.

S’il fallait désigner un homme du match, ce serait sans nul doute l’un des deux.

Un manque d’efficacité puni par 2 fois

Malheureusement, dans son ensemble l’équipe s’est souvent retrouvée prise à contrepied, aussi bien défensivement qu’offensivement. Un manque d’automatismes criant, malgré une envie de combiner. Pour exemple un double une-deux raté entre Seko Fofana et Arnaud Kalimuendo.

Une équipe également trop TENDRE. Parfois dans ses passes, mais surtout dans ses frappes !

Mais lâche un peu cette touche R1 Amine ! Avec plus de mordant, l'international algérien aurait aisément cumuler ne serait-ce qu'un but à sa passe décisive.

Des joueurs qui privilégient avec abus la précision à la puissance, symptôme d'un manque de confiance. Alors même qu’une des premières choses qui manque à cette équipe, on le voit, c’est de la folie !

Hugo Magnetti sanctionnait une première fois les Rouge et Noir à la 27e, ayant tout bonheur de pouvoir armer sa frappe dans un fauteuil.

Ludovic Ajorque faisait le break à la 73e suite à une récupération haute des Brestois, ou un ballon donné par les Rennais, c’est selon.

96e, ultime occasion pour les Rouge et Noir, Chris Wooh, empreint de bonté, la remet parfaitement à Marco Bizot.


Des regrets donc, beaucoup. Mais des regrets et pas uniquement de la frustration, parce qu'il y a eu des encouragements dans le jeu, dans l’envie, qui auraient sans doute mérités d’être un peu plus suivis dans les tribunes.

Cette équipe méritait de l’emporter. Les joueurs doivent bien comprendre que les sifflets sont le résultat d’une accumulation, et non d’une performance.

Comme l’a souligné Seko Fofana à l’issue du match, renverser cette situation délicate passera nécessairement par l’union sacrée. Entre dirigeants, joueurs, et supporters.

Si les joueurs peuvent légitimement invoquer des circonstances défavorables, à eux de faire parler leur orgueil, leur esprit revanchard, et ce dès la semaine prochaine à Monaco, où la situation n’est plus toute rose depuis quelques matchs.