SRFC - RCL : Rennes s’en sort pas mal à 11 contre 10
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Les retrouvailles entre deux amis, deux anciens et peut-être futurs collègues, deux jeunes coachs aux dents longues, mais avant tout un match à gagner et donc un duel, celui entre Habib Beye et Pierre Sage.
Le match démarre en pétard. Dès la 1ère minute, Seko Fofana file en contre sur une passe appuyée de Ludo Blas, le contrôle le fuit mais il parvient tout de même à devancer Jonathan Gradit qui, pris dans son élan, coupe en dernier défenseur la course du capitaine rennais. Rouge. Rennes se retrouve d’emblée en supériorité numérique. Une aubaine pour l’observateur mais visiblement un cadeau empoisonné pour les joueurs si l’on s’en tient aux propos d’Alidu Seidu.
Dans les faits le Ghanéen n’a pas tort, tant les occasions sont lensoises. À la 20e minute on dénombre ainsi 6 ballons dans la surface adverse pour les Sang et Or, 0 pour les Rouge et Noir.
Et tandis que Lens mène à merveille ses contre-attaques, Rennes peine à gérer son surnombre. On pourrait dire qu’elle peine à jouer au football tout court. Lepaul de la tête manque le cadre à la 23e sur un centre de Seidu, alors qu’à la 39e, Al-Tamari, pas titulaire mais remplaçant du néo-prolongé Cissé (30e), l’oublie ou ne le voit pas, ou ne veut pas lui donner la balle. Bref… sortie de but.
C’est simple, techniquement on est pas bon.
Ludo Blas à la mi-temps, lucide.
Tout aussi simple que les Lensois ont visiblement reçu pour consigne de centrer non pas sur leurs coéquipiers, mais sur Seidu. Matthieu Udol (1m78) n’était déjà pas loin d’ouvrir le score en première mi-temps sur corner. Sauvés sur ce coup-ci par une belle parade de Samba, c’est le poteau (58e) puis un manque de précision (65 et 67e) qui sauveront les Rouge et Noir en deuxième.
Ce Stade Rennais manque de folie, de créativité, c’est frustrant et triste. Même si Merlin (ça ne s’invente pas) a tenté à quelques reprises d’illuminer d’un coup de baguette tout ce marasme.
Rennes aussi aura eu son quota d’occasions franches. À la 49e Risser reste cloué sur une frappe enroulée du gauche d’Al-Tamari avant que Rouault ne rentre pas suffisamment dans son ballon (60e). Et alors que le Jordanien se loupe à la 70e, c’est Udol qui intervient devant lui pour sauver les siens dans le temps additionnel. Le jeune Nordan Mukiele voyait lui aussi sa frappe contrée à la 72e, dans un momentum de quelques minutes où ça sentait de part et d’autre le KO, sans que celui-ci ne finisse par arriver, ET malgré la spontanéité de Lepaul sur un ciseau à la 84e. On a recruté le nouveau Steve Savidan et c’est déjà ça !
0-0. Les sifflets perçus ici et là se confirment et accompagnent celui de l’arbitre au terme du match. Ceux de la saison dernière face à Reims étaient sévères et manquaient de pédagogie, ceux-là non, malheureusement. Il était évident que les dénouements salvateurs face à Marseille puis Lyon ne pouvaient se répéter sur toute une saison. Aujourd’hui c’était Udol, demain ça sera un autre.
Difficile d’y voir long terme avec ce Stade Rennais. Car au-delà de l’éventuel résultat, c’est son collectif qui peine à émerger. Beaucoup de peines qui contraste avec l’énergie débordante de son coach. Comme s’il y avait un putain de truc qui coinçait. Comme un satané caillou dans la chaussure.
Les deux prochains matchs seront à la fois très abordables sur le papier, mais on le sait mettront franchement à l’épreuve les Rouge et Noir, qui seront sans doute amener à fendre en deux des équipes regroupées, au Havre, la semaine prochaine, puis au Roazhon Park face à Auxerre, après la trêve.
Allez Rennes !