Après-matchs

SRFC - RC Strasbourg : On tient quelque chose

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Les Rennais fêtent la victoire face aux Strasbourgeois devant la Mordelles
© staderennais.com

ON RECULE PAS !

Insiste le coach Beye en bord de terrain.

Rennes mène par 2 buts à 0, une nouvelle fois, et se retrouve ainsi dans une position qui lui était jusque-là inconfortable. Il faut alors se faire violence. Chercher à enfoncer le clou plutôt que de donner le marteau à son adversaire.

Tout comme la réception des Alsaciens la saison précédente, les Rouge et Noir ont aussi retrouvé ce brin de réussite qui les fuyait depuis quelques matchs. La première — grosse — alerte est signée Samuel Amo-Ameyaw du gauche, dont le ballon flirte avec le poteau droit de Samba (8e).

Ce n’est qu’une minute plus tard que Lepaul coupe un centre d’Al-Tamari, décalé par Camara après une bonne récupération de Cissé (1-0, 9e).

Alors que les Strasbourgeois avaient posé leur jeu, les Rennais ouvrent ainsi le score et se procurent dans la foulée deux nouvelles occasions, mais Al-Tamari (12e) puis Cissé (14e) sont tous deux contrés dans la surface.

Tout le monde aura fait le taf ce dimanche, et si Samba n’aura pas eu à sortir le grand jeu, c’est en partie grâce à ses défenseurs. L’intervention de Jacquet devant Julio Enciso à la 24e vaut bien un but.

Au milieu la bonne formule semble avoir été trouvée avec le trio Rongier / Cissé / Camara. Le capitaine, métronome du jeu, est l’auteur d’un caviar sur le 4e but rennais, et bénéficie par ailleurs du travail de l’ancien Brestois, omniprésent et auteur d’un match plein. Le plus jeune, Djaoui, oriente et éclaire le jeu, comme à la 34e où il amène le corner et le second but, cette fois inscrit par Meïté sur une remise d’Aït Boudlal que l’on arrête plus (35e).

Les Rouge et Noir ont suivi les consignes de leurs coach. Ils n’ont pas reculé. Au contraire, ils ont appuyé. Camara envoie Ben Chilwell dans les champs et dépose un centre sur la tête de Lepaul, claquée par le double-mètre Mike Penders (38e). Jacquet manque le cadre sur le corner avant que Rongier ne soit trop doux sur sa frappe (39e).

Rennes pousse et la mi-temps n’est désormais plus un soucis. Frankoswki trouve dans la surface Meïté sur une merveille de passe, injouable au corps et altruiste pour Lepaul, encore (48e). Le coach ne manquera pas de féliciter Aït Boudlal pour sa remontée express du ballon en amont.

On a tellement insisté sur ce 3e but que la pire des choses serait désormais de s’y reposer. Surtout qu’il reste suffisamment de temps pour aussi bien se faire remonter qu’elle que soit l’avance.

La grêle va passer dans tous les sens du terme. Sous pression durant quelques minutes, les Rouge et Noir vont resurgir et doubler leur break à la 60e par l’intermédiaire de Lepaul, auteur d’un triplé. Comparé à Roberto Soldado par Adil Rami, ancien coéquipier de l’international espagnol à Valence, l’ancien Angevin sortira sur une standing ovation bien méritée, remplacé par le jeune Lucas Rosier (90e+2).

La réduction du score de Sebastian Nanasi (77e) ne représentera qu’un détail dans cette belle victoire (4-1). Au foot on marque et on prend des buts. Ce qui importe c’est d’en mettre plus que l’adversaire. Une équipe qui tend à maintenir un bloc haut s’expose nécessairement, d’autant face à une équipe menée de 4 longueurs. Et paradoxalement, si Strasbourg a eu la possession, ils auront concrétisé une seule fois sur contre-attaque. Les joueurs doivent simplement se familiariser avec ce type de situation afin de mieux les appréhender.

L’équipe a fructifié les satisfactions du match de Toulouse et gommé ses lacunes. Elle sera difficile à bouger de part sa cohésion et sa cohérence. Restera à l’optimiser et de voir jusqu’où son collectif peut-il aller.

Prochain exercice, vendredi à Paris, pour défier l’autre club de l’autre capitale, le PFC.

Allez Rennes !