SRFC - PSG : Rennes ne s’est pas dégonflé
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Rennes accueillait un ogre ce samedi après-midi. Certains avaient acté une valise, d’autres voyaient la possibilité d’accrocher, si ce n’est mieux, un PSG potentiellement déjà porté sur son match de mardi face aux Reds. Les Rouge et Noir auront fait match !
De multiples opportunités
Le 11 aligné par Habib Beye a suscité à la fois la surprise, l’enthousiasme et la crainte au coup d’envoi. Les protagonistes ont affiché d’entrée de jeu leurs intentions ; ne pas subir. On attaque, quitte à laisser des espaces, d’où une certaine crainte. Mais l’ensemble du public aura suivi l’équipe dans son entreprise, ce qui réjouira le coach en après-match.
En première mi-temps les opportunités sont déjà présentes, bien que timides. C’est par le biais d’une frappe croisée de Ludo Blas à la 29e, bien lancé par Brassier, puis d’une tête sur la barre de Meïté à la 40e, bien déposé par Truffert, que les Rouge et Noir se seront montré le plus dangereux.
En seconde les situations sont plus nombreuses et plus franches. Dans la foulée du premier break parisien, Rouault ouvre bien le jeu, Kali’ surgit pour reprendre un centre d’Assignon mais bute sur Safonov. Le corner tiré par Ludo Blas est repris par Brassier après une déviation de Jacquet (52e). Deux minutes plus tard, Brassier, cette fois-ci à la baguette, lance parfaitement Kali’ côté gauche. Ce dernier, auteur d’une prestation honorable, tergiverse un peu trop sur cette action, alors que Meïté était à l’affût. Toujours deux minutes plus tard, Koné perfore bien le côté droit parisien, Kali’ joue le une-deux avec Truffert mais se gêne à la réception avec Meïté.
Enfin, de la 71e à la 79e, les Rouge et Noir auront par quatre fois la possibilité de revenir au score. A deux reprises sur des centres d’Assignon, ainsi que sur des frappes de Meïté puis de Ludo Blas. En vain.
Une toute fin en roue libre
Défensivement les Rouge et Noir se seront montrés dans l’ensemble solides, tout du moins jusqu’au temps additionnel. Contenant plutôt bien les vagues parisiennes, le premier but est à la fois litigieux et emprunt de naïveté. Les joueurs se font surprendre sur un coup-franc rapidement joué, de même que le point d’exécution dudit coup-franc prête à confusion. La réponse de Mr Vernice à Habib Beye est sans appel : « Ce n’est pas mon problème ». La main délibérée de Barcola quelques minutes plus tard relevait sans doute du même problème, et Brice Samba doit en savoir quelque chose.
Mais si le troisième but parisien semble logique, les minutes qui s’ensuivent relèvent un peu d’une certaine folie. Les Rouge et Noir partent à l’abordage, quitte à y donner leurs cages. Il n’en fallait pas moins pour que Dembélé s’offre un doublé, avant que Jacquet puis Brassier n’interviennent devant Kvaratskhelia. Le quatrième but fait déjà tache, d’autant que le goal-average sera potentiellement précieux en fin de championnat, en tout cas pour les optimistes.
Durant ce match Rennes est passée par de nombreuses phases, de « pouvait accrocher », à « pouvait gagner », pour finalement « aurait pu prendre une valise ». Habib Beye, son staff et « ses garçons » auront pas mal d’enseignements à tirer de cette rencontre, aussi bien sur les plans collectif qu’individuel, ce qui reste amplement préférable à une performance qui aurait pu être essentiellement défensive et monotone, d’autant que cette solidité retrouvée est déjà actée dans les grandes lignes.
On saluera par ailleurs le comportement du crack Ousmane ainsi que le tour de stade de l’autre crack Désiré.
Place désormais au RC Lens, dans leur antre Bollaert !