SRFC - OM : Les Rennais l’emportent avec bravoure
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Ça faisait déjà trop longtemps que la Ligue 1 était sur pause. Et par la même occasion que le Roazhon Park n’avait pas fait le plein.
Le soleil est présent et il fait chaud pour ce premier match édition 2025-2026. La chaleur est présente dans les têtes et les tribunes. De nombreux éléments laissaient déjà à penser que l’on allait vivre un match enflammé, mais faute de pouvoir tous les énumérer… on s’arrêtera sur ceux constatés dans les derniers instants précédant le coup d'envoi.
Mikayil Faye, tout d’abord. Pressenti pour être titulaire dans l’axe gauche d’une défense à 3 centraux, ce dernier sortait du groupe faute d’un retard le matin même. C’est le (plus) jeune Abdelhamid Aït Boudlal, auteur d’une bonne préparation, qui bénéficiera de ce contre-temps, mais en tant qu’axe droit, avec Anthony Rouault en lieu et place du Sénégalais.
Fabian Rieder, titulaire face au Genoa, est reconduit au milieu de terrain. Le coach Beye justifiera la non-présence de Djaoui Cissé par la préparation décalée de l’international Espoirs.
Et puis, et puis…
Valentin Rongier CAPITAINE.
On a compris que le garçon avait les épaules solides, donc on va lui en rajouter dans son sac à dos.
Les banderoles (salées) du RCK déjà prêtes, elles s’adressèrent donc finalement au capitaine. Mais bonne nouvelle, lui aussi était prêt. Qui plus est, une fois les mots dits, on soulignera l’intelligence des ultras rennais à ne pas le siffler durant la partie. On supporte le SRFC après tout, pas un joueur en particulier.
Ok, ok. Et le match ?
Ça démarre sans surprise avec une forte intensité. Les Marseillais cherchant d’emblée à imposer leur jeu et s’asseoir dans le camp rennais. Mais en face les Rouge et Noir les regardent dans les yeux, comme l’avait annoncé Habib Beye, avec un pressing haut, poussant les Olympiens à prendre des risques dans leurs 30 derniers mètres.
Bien que les gardiens soient peu sollicités, du moins à la parade, les situations offensives sont présentes de part et d’autre et les hors-jeux pleuvent côté rouge et noir.
C’est satisfaisant. Devant on peine un peu, faute d’expérience ou de tranchant, mais on sait que l’équipe y sera renforcée dans les jours qui viennent. On est plutôt bien quoi.
Et puis merde ! C’est sur ce pressing haut que l’équipe va finir par se tirer une balle dans le pied. Près de la ligne médiane, le jeune Aït Boudlal accuse d’un excès d’engagement et surtout d’un manque de contrôle sur son tacle. Et si heureusement la cheville du Panaméen Michael Murillo tient le coup, ça fait rouge pour le Marocain après consultation de la VAR (31e). Ce dernier qui restait jusque-là pleinement dans son match… Peut-être trop sur cette action.
Frustrant ! Nous voilà à 10 contre 11 alors même que l’on semblait avoir le match en main. D’autant que ce stade de la compétition fait également office de « post-préparation » pour les joueurs, en possibilité d’accroître leurs automatismes dans un contexte concret. Mais c’est aussi ça le football, et il demande ici une forte réactivité. Quant au jeune Aït Boudlal, énervé de son geste, il ne aucun doute qu’il en tira leçon aujourd’hui afin d’être un meilleur défenseur demain.
Forcément ce n’est plus le même match, et on se dit dès lors que l’on va prendre la vague. Il n’en fallait pas plus pour que Marseille parvienne à asseoir sa domination. Habib Beye finit par réajuster son équipe en faisant sortir un attaquant, Meïté, pour un défenseur, Chris Wooh (37e). Mais si ce n’était que ça… Les pistons, Merlin et Frankowski, sont contraints de reculer. Alors que devant, enfin là-bas, au loin, Mousa Al-Tamari dont le challenge s’annonce conséquent.
Quelle générosité du Jordanien ! Quel combattant ! À l’image de l’équipe finalement. Sorti sur une standing ovation bien mérité (84e), il aura fait bien plus que de se dépatouiller, portant le ballon et se créant de nombreuses situations à contre-courant tel un saumon ! Ceux qui le voyaient comme au mieux un joueur de rotation reverront sans doute leur copie après une telle prestation.
Derrière ça tient la baraque, Jacquet et Rouault sont patrons, tandis que Merlin sur son côté gauche est infatigable.
C’est solide mais l’OM tapera tout de même par deux fois le poteau, juste avant la mi-temps via une frappe du gauche de Rabiot (45e+5), puis sur une tête de Murillo en seconde (58e). Greenwood, peu en vue à armes égales, garde un sacré coup de rein en plus d’être habile sur ses passes, courtes ou longues.
À la 85e Habib Beye use de sa dernière cartouche en faisant entrer Ludo Blas. Et alors que ça fait près d’une heure que l’on s’est résolu à considérer le nul comme un bon résultat, Merlin lance le nouvel entrant sur un joli coup de patte. La défense olympienne, prise dans son dos, est déjà loin, et en 3 touches de balle le Breton de coeur s’en va ajuster Geronimo Rulli du gauche (90e+1). Face au Kop. C’est beau. Le niveau d’émotions rappelle celui du 4-4 en 2008, mais cette fois-ci avec la victoire en prime. Car malgré un coup de sifflet final tardif, le score ne bougera plus. 1-0.
Braves Rennais.
Une saison qui, étant donné la tournure de ce premier match, démarre donc très bien face à un adversaire de taille. Dimanche prochain les Rouge et Noir se rendront chez le voisin lorientais, pour un duel qui marquera le retour d’un derby breton. On a hâte !
Allez Rennes !