Après-matchs

SRFC - OGC Nice : Une défaite qui résonne comme une défaite

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Les Rouge et Noir vaincus à domicile par les Aiglons
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Sous la contrainte toujours plus forte d’avoir à faire leurs preuves, aussi bien dans le jeu que sur le plan comptable, les Rouge et Noir prennent l’ascendant sur les Niçois en début de partie. Suffisamment pour que ces derniers se décident à couper le rythme une fois la dizaine de minutes passées. Avec une stratégie qui semble claire, endormir l’adversaire pour mieux le piquer. C’est ainsi que Jérémy Boga bute une première fois sur Brice Samba, vainqueur d’un face à face, encore (21e).

Au bon crédit des Niçois le rythme devient donc rapidement soporifique, sans que l’on ne puisse s’y planquer derrière côté rennais. On soubresaute sur la frappe d’Embolo ! À la conclusion d’un bon mouvement offensif mais stoppée par Yehvann Diouf (30e), auteur par ailleurs et sans doute d’une des parades de la saison, mais plus tard dans le match, sur une tête de Jacquet (74e).

Rennes n’est pas au niveau attendu, certes. Mais que dire de Nice ? En déplacement européen ce jeudi, cela pourrait les excuser, eux et leur vil dessin, tristement payant avec in fine deux buts qui leur suffiront. Sofiane Diop, formé en partie à l’Académie, ouvre tout d’abord le score sur une frappe sortie de nulle part (38e), avant que Jonathan Clauss ne suive une action chanceuse et litigieuse de Jérémy Boga (45e+1).

Le break fait, les Aiglons vont littéralement abandonner le ballon sur toute la seconde période, laissant place à une longue session d'attaque-défense. De fait, les occasions vont se multiplier pour les Rouge et Noir, mais dont l’unique but d’Aït Boudlal, sur un coup-franc rentrant (parfaitement) tiré par Frankowski, ne fera que réduire la marque (67e). Le gardien, le manque de réussite, les quelques centimètres sur le superbe enchaînement de Meïté, une nouvelle fois dans le money time… mais aussi encore et toujours des approximations techniques, une demi-seconde perdue sur un contrôle, puis sur une passe… de quoi saper bon nombre d’opportunités. Tout ceci aura permis aux Niçois de se sauver les miches et mieux, de repartir avec les 3 points.

Après quatre nuls aux allures de défaites, en voilà une vraie qui n'en résonne pas moins.

Au-delà du résultat (1-2), on y voit désormais plus clair, notamment en ce qui concerne la valeur intrinsèque de cet effectif. Que de bons voire très bons joueurs, tous doués d’aptitudes physiques élevées, tous pas maladroits avec le ballon, mais pas un pour le sublimer. Un effectif monotone en somme. Cela crève d’autant les yeux au milieu où les joueurs sont quasiment tous interchangeables.

Le prochain mercato, avec ou sans Habib Beye, sera nécessairement une nouvelle fois mouvementé et soumis à un rééquilibrage, avec des profils offensifs aisément identifiables dans les grandes lignes, au milieu et sur les côtés. Une mise au point devrait aussi se faire avec Frankowski en ce qui concerne sa capacité à enchaîner les matchs, le cas échéant le renfort d’un latéral droit de métier sonnera comme une évidence.

Mais janvier c’est dans deux mois, et les Rouge et Noir devront d’ici là rendre de meilleures copies et remporter leurs matchs avec tous les atouts dont ils disposent aujourd’hui. Le calendrier leur donnera l’opportunité de gommer illico cette nouvelle déroute avec un déplacement à Toulouse ce mercredi. Un match couperet s’il l’on s’en tient aux derniers sons de cloches…

Allez Rennes !