Après-matchs

SRFC - AS Monaco : Rennes confirme et se replace dans la course à l’Europe

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Les Rouge et Noir l'emportent au Roazhon Park face aux Monégasques
© staderennais.com

Vingt jours, une trêve internationale et un match du RCV plus tard, le SRFC était de retour dans son antre, le Roazhon Park, terre sur laquelle il sortait d’un 4-1 contre le Racing.

Autre adversaire du haut de tableau, mais même score. Qui nous conviendrait très bien s’il venait à devenir une signature.

Dans la physionomie ce n’en était cependant pas une copie. Moins constants que face aux Strasbourgeois, les Rouge et Noir ont nettement pris le dessus sur les Monégasques en seconde mi-temps, peut-être la meilleure jusqu’à présent, y compris avant la juste expulsion de Zakaria (66e). Sur la première ils auront grassement bénéficié de l’inefficacité des visiteurs, tantôt par manque de détermination (17e), par trop d’altruisme (14e), ou simplement par maladresse (32e).

Mais si les Rouge et Noir n’auront finalement encaissé qu’un but que l’on pourrait qualifier d’anecdotique (Biereth, 90+5e), c’est aussi grâce aux qualités de leurs 3 défenseurs centraux. Jacquet, auteur de plusieurs interventions décisives, devant Ilenikhena (30e), Fati (38e), et Biereth (89e), Aït Boudlal dont on pourrait se demander si le potentiel n’est pas plus grand que le premier, et Brassier qui a sur ce match aligné son niveau avec celui de ses coéquipiers.

Dans le dispositif d’Habib Beye, on constate aussi l’importance qu’ont ces défenseurs à sortir de leurs fonctions intrinsèques. Porter le ballon, casser les lignes, apporter le surnombre, autant de tâches qui semblent ravir Aït Boudlal, à l’image de ce « coast to coast » aboutissant à l’ouverture du score (20e).

Rennes a aussi su faire de ses retours de vestiaires un atout. Sur une frappe détournée d’Al-Tamari, Camara, à l’affût, reprenait le ballon d’une tête plongeante (2-0, 48e). Dans la foulée Rennes était à « ça » d’inscrire le 3e, mais Embolo voyait sa tentative détournée sur la ligne par Salisu (50e). Jurisprudence de ce début de saison, Rennes continue d’attaquer peu importe le compteur.

Camara, déjà passeur sur le premier but, dégage une puissance telle que l’on pourrait plutôt parler de puissance fiscale. D’autant que son nom fait écho à celui d’une célèbre muscle car, la Chevrolet Camaro. L’observateur est unanime quant à son omniprésence sur le terrain et dans le temps. Jamais en panne, c’est lui encore qui provoque le pénalty transformé par Ludo Blas (4-0, 82e).

Dix minutes plus tôt, Embolo, désormais assimilé et précieux dos au but, reprenait de la tête un centre de Frankowski, le tout dans une combinaison sur corner qui faisait mouche (3-0, 73e).

Il y a Aït Boudlal, capable d’ouvrir la mer en deux, et puis il y a le miracle Lepaul.

En supériorité numérique depuis la 66e, et après que Lepaul se soit relevé d’une terrible semelle sur laquelle on s’imaginait le pire, les Rouge et Noir ont fait preuve de maîtrise en maintenant leur adversaire à portée, chose pas forcément évidente face à une équipe jonchée de bons joueurs et n’ayant plus rien à perdre. Mieux, ils ont continué à lui faire mal.

Sur l’ensemble de la partie la victoire est méritée, alors que les temps faibles constatés sont également gage d’un potentiel encore inexploité. Une force collective est clairement en train de s’installer avec en son coeur un jeu que l’on identifie de mieux en mieux.

Prochaine échéance à Saint-Symphorien face aux Grenats, défaits ce week-end par les Brestois bien qu’ils aient — eux aussi — retrouvé du poil de la bête.

Allez Rennes !