SRFC - AJA : Si l'on était aussi constant que cette foutue pluie…
- Publication :
- Mise à jour :

Qui dit anniversaire, dit cadeaux.
Mais celui d’Habib Beye, pas de Christophe Pélissier, c’est ce sur quoi il aurait vraisemblablement fallu insister auprès des joueurs. Car s’il y a bien eu des cadeaux, de ces derniers on s’en serait bien passé. En effet, une incompréhension sur une passe de Merlin viendra tout d’abord précipiter l’ouverture du score des Auxerrois (8e), avant qu’un pénalty généreusement provoqué par Rouault ne leur permette cette fois de revenir à 2 buts partout (72e).
C’est dommage, d’autant qu’avant ce second but du frigorifié Sinayoko, les Rennais s’étaient créées au cours des minutes précédentes les opportunités pour en inscrire un troisième, synonyme de break.
Embolo, de la tête sur un corner de Ludo Blas (18e), puis Fofana, à la conclusion d’une action d’école parfaitement restituée (56e), sont les buteurs des deux premiers.
L’AJA, dont l’équipe semble moins armée que la saison passée, était venue gratter ce qu’elle pouvait, et on ne peut lui reprocher. Et si les Rouge et Noir se devaient de l’emporter, on sait aussi qu’à l’aune de la dynamique actuelle, ils auraient très bien pu perdre cette partie, dans un scénario dans lequel Samba perdait son face à face juste avant la mi-temps, avant que l’on ne bute en boucle sur un bloc fermé à double tour. Mais Samba est un bon gardien et rapporte plus de points qu’il n’en fait perdre, et c'est une litote que de le dire.
Au bout du compte Rennes démontre encore trop de fragilité dans trop de choses pour espérer s’imposer sans encombre contre une « petite » équipe de notre championnat. Et s’imposer tout court finalement, car déjà une statistique pique. 4 petits points pris face à Angers, Nantes, Le Havre et Auxerre, soit les 4 avant-derniers du peloton.
Suite à cette nouvelle déconvenue, l’étau se resserre mécaniquement sur le coach, pas les joueurs, qui auront quoi qu’il arrive le dernier mot, sans que l’on sache s’il y en a un de mot. Nous aussi, le public, on est dans le smog. Pourtant le capitaine Rongier a justement souligné en conférence de presse d’avant-match que la communication c’était la base. Bref, c’est et ça sera comme ça.
Toutefois, on ne peut nier qu'il y avait du mieux dans le jeu ce dimanche, et le second but rennais ne doit rien à la chance. De quoi laisser encore un peu de crédit à Habib Beye et son staff, bien que des rumeurs s’intensifiaient ce lundi quant à un éventuel successeur.
Dimanche prochain les Rouge et Noir recevront de nouveau. L’OGC Nice, vainqueur ric-rac de Lyon ce week-end, reviendra d’une autre terre celte ce jeudi, puisqu’ils auront entre-temps affronté le Celta Vigo en Galice. Ce doux parfum d’Europe qui nous manque tant…
Allez Rennes !