PSG - SRFC : Une défaite en 4 étapes
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Rennes fait match
Pas question de poser le bus bêtement face à ce PSG, certes « amoindri », mais d’autant contraint de l’emporter après la victoire des Lensois en fin d’après-midi.
Habib Beye l’avait annoncé, le SRFC allait affronter le Champion d’Europe les yeux dans les yeux.
Jamais on avait vu une équipe presser si haut les Rouge et Noir. Peut-être aussi on avait jamais vu une équipe presser si haut le PSG.
Safonov, titulaire en l’absence de Chevalier, accompagne dès la première minute de jeu une frappe de Frankowski, de peu au-dessus.
Le plan de jeu rennais perturbe les Parisiens mais il reste ardu de rivaliser dans la gestion du ballon. Ces derniers sondent la cage de Samba sans toutefois parvenir à inquiéter.
C’est paradoxalement sur un contre que les locaux vont ouvrir la marque. Kvaratskhelia dévore son côté gauche avant de longer la surface et frapper du droit, comme dans un jeu vidéo (28e).
Malheureusement cela survient une poignée de secondes après la frappe de Lepaul, déviée fermement sur le poteau par le gardien russe.
Rennes accuse le coup
Un petit coup de massue, non pas que le PSG ne méritait pas de mener, mais par un enchainement de circonstances défavorables en si peu de temps. Comme si tout s’était joué sur cette 28e minute.
Un ascendant psychologique qui va se creuser suite au break de Mayulu (39e). Alors que Safonov, encore s’imposait quelques instants plus tôt, cette fois devant Rongier (33e).
Rennes se sabote
Un défi de tous les instants, ne laissant place à aucun répit, et encore moins de naïveté.
À l’heure de jeu il y a ce momentum où l’on sent que ça peut basculer, certes définitivement d’un côté, Paris qui ronronne, mais aussi et favorablement de l’autre, du nôtre.
Patatras !
Une perte de balle haute et bête, des choix à l’envers sur le contre-pressing, des passes toutes molles, le Géorgien laissé à l’abandon dans la surface… 3-0 (67e).
Peu importe l’adversaire ce n’est déjà pas acceptable, mais alors contre celui-ci… Terrible.
Rennes en roue libre
La fin rappelle celle de mars dernier à domicile, bien que cette fois-ci une bonne demi-heure reste à jouer, de quoi se sentir fakir.
Jacquet sort sur un second jaune même si le premier n’y était pas (74e). Désormais à 10 contre 11 ça va être d’autant plus folklore.
La soirée se conclue finalement et en apothéose avec un superbe numéro de tir à l’arc. Le Titi Mbaye puis le pistolero Ramos font parler leur habilité dans l’exercice (89e, 91e).
Rideau !
On est donc passé d’un break sévère à une branlée méritée. Assez bizarre comme sensation.
Mais quoi de mieux qu’un derby pour « oublier » ?
Semaine prochaine Rennes reçoit Brest, actuel détenteur du bâton de Bourbotte, mais dont on est beaucoup à se foutre. Non, ça sera surtout l’occasion de recapitaliser sur une dynamique qu’une défaite, aussi lourde soit-elle, ne peut effacer.
Allez Rennes !