Après-matchs

Paris FC - SRFC : Avec solidarité

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Les Rouge et Noir l'emportent face au Paris FC avec solidarité
© staderennais.com

Dans le contenu c’était pas notre meilleur match.

Dixit en litote le capitaine Rongier.

Il est en effet concédable que l’unique but de la partie, rouge et noir, soit celui d’un petit holdup. Et c'est un euphémisme.

Plus timide que les Strasbourgeois il y a une semaine au Roazhon Park, les Parisiens se sont toutefois montré plus dangereux, contraignant Samba à de belles interventions (35e, 39e, 48e) et trouvant même les montants (65e, 77e).

En souffrance dans l’ensemble, les Rouge et Noir se sont tout de même illustrés par intermittence. Mahdi Camara trouvait une première fois la tête de Meïté (35e) avant de lancer ce dernier dans le bon timing (45e), sans que ça ne fasse mouche.

C’est finalement contre le cours du jeu que Rennes enclenchait une action de but qui ne doit plus rien au hasard. On pourrait d’ailleurs commencer à parler de « patte ». Un ballon proprement ressorti sur le côté en une touche de balle, avec en son coeur un une-deux entre Blas et Rongier. Embolo, entré en jeu, prend la profondeur et le dessus sur son défenseur avant d’ajuster parfaitement Nkambadio (81e). La montagne suisse vient célébrer comme il se doit avec le parcage rennais, en feu dans tous les sens du terme. « No pyro, no party » comme on dit chez les Ultras.

Au-delà du résultat et d’un contenu, certes, nettement en deçà du précédent mais sans être inexistant, Rennes a fait preuve d’une belle solidarité qui fait par ailleurs écho à celle observée dans la tempête médiatique des dernières semaines. Al-Tamari, pas avare d’efforts, est à l’image de cette équipe qui ne lâche pas. Tout comme le Jordanien n’aura pas lâché d’une semelle le virtuose Ilan Kebbal, ne l’inhibant pas complètement mais suffisamment. La défense, très sollicitée, a tenu avec à sa proue Jérémy Jacquet, patron jusqu’à sa dernière intervention dans les ultimes secondes.

Cependant, bien que Merlin, gaucher et replacé en piston droit pour palier l’absence de Frankowski, n’ait pas délivré une sale copie, on se retrouve factuellement dépourvu à ce poste, avec un très bon joueur de métier mais dont on doit trop souvent se passer, et des dépanneurs. Le football c’est quand même plus facile lorsque chaque joueur évolue à son poste de prédilection. Il restera cinq matchs après la trêve avant de clôturer l'année civile, quatre en championnat et celui d’entrée en Coupe de France, avec autant de temps pour déterminer si oui ou non le Polonais est en capacité d’enchainer.

En point de départ de ce dernier parcours les Rouge et Noir recevront Monaco, dans le dur après une nouvelle défaite 1-4 à Louis II face à Lens.

Allez Rennes !