MHSC - SRFC : De la maîtrise et un peu de réussite
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Suite à la victoire surprise du Havre samedi, les Pailladins avaient d’autant la pression d’aller chercher les 3 points ce dimanche. Les Rouge et Noir de leur côté avaient une belle opportunité pour basculer du bon côté et séréniser la prochaine réception des Parisiens. C’est logiquement que nous avons assisté à une rencontre ouverte mais pas débridée pour autant.
Une victoire bien construite dans son ensemble
Le milieu de terrain rennais a sur les 90 minutes pris l’ascendant sur celui des Montpelliérains, composé au coup d’envoi de Chotard, Ferri et Savanier. Ce qui n’est pas une banalité malgré le classement du MHSC, au moins sur le plan technique. Parmi Cissé, Fofana et James côté rennais, le jeune franco-malien aura brillé davantage que les autres. Ayant systématiquement un temps d’avance de part son jeu de corps, il oriente le jeu tout en protégeant son ballon avec un naturel déconcertant. Il apprécie également ces petites passes dans les intervalles des 30 derniers mètres, un atout concrétisé sur le 3e but, action au cours de laquelle il est à la réception, élimine chaloupeusement un vis-à-vis, avant de perforer et distiller. Que ce fut une bonne surprise de constater qu’il était aussi doté d’une bonne frappe. Du gauche il contraint tout d’abord Lecomte à se détendre (4e), avant de mettre hors d’état d’arrêt un ballon à la 55e, mais cette fois-ci du droit.
Défensivement, l’équipe a maintenu cette solidité retrouvée. Disons que l’on se chie moins dessus, et c’est pas d’hier que le slip était sale. Anthony Rouault faisait sa première apparition à la fois dans le groupe et dans le 11. Une première qui n’a ni suscité l’enthousiasme, ni la crainte. Sans fioritures. De retour de blessure et bénéficiant de la suspension de Chris Wooh, la concurrence avec ce dernier s’établira pour de bon à compter du prochain match. Tout ceci sans que l’on ne puisse passer de nouveau sur la performance de Jérémy Jacquet. Solide tout comme ses compères, il a fait preuve d’une capacité à transpercer les lignes de part sa qualité de passe (18e, 26e, 32e; 62e et 67e en jeu long). Aussi la défense s’est montré présente sur les CPA offensifs : Brassier à la 13e sur un corner de James, Jacquet à la 65e sur un coup-franc de Ludo Blas. Dans les cages, Brice Samba aura peu été sollicité si l’on fait abstraction des 2 buts pailladins refusés pour hors-jeu. Il aura su répondre présent lorsqu’il le fallait, avec notamment une belle parade à la 77e, symbole d’un gardien obsédé par le clean sheet.
Offensivement les Rouge et Noir se seront créés plusieurs opportunités, concrétisées au total par 4 buts. L’équipe faisait preuve de lucidité sur l’ouverture du score de Seko Fofana (28e). Assignon à la passe D concluait le troisième sur cette fois-ci une passe D de Ludo Blas (69e), quand Kali’ suivait bien un duel dans un premier temps perdu sur pénalty et obtenu en sa personne (87e).
Des phases de flottements
La copie de ce match laisse cependant derrière elle quelques fautes. On aura pu observé en première mi-temps ce que l’on pourrait appeler des « phases de flottements ». La première sur les coups de la vingtaine, phase durant laquelle survient le premier but hors-jeu des Pailladins (19e). Deux minutes plus tard, c’est sur une phase de possession défensive que Samba se troue complètement en servant Savanier dans l’axe, qui heureusement se loupe ! L’ouverture du score qui s’ensuit acte la remise sur les bons rails des Rouge et Noir, et puis quelques minutes avant la pause, la deuxième dite phase de flottement survient. Encore une fois et après plusieurs minutes de visionnage de la VAR, celle-ci aboutit à un but refusé pour hors-jeu (Delort à la 42e). Ouf !
On pourrait aussi bien et simplement appeler ces phases des temps faibles, ou bien reconnaître des temps forts aux Montpelliérains, qui il faut le rappeler disposent de joueurs qui ne sont pas fâchés avec le ballon, constatable sur leurs 2 presque buts.
Ainsi les Rouge et Noir repartent de la Paillade avec un excellent résultat. On ne pourra nier toutefois une certaine réussite; quelques centimètres qui auraient pu changer la physionomie de ce match. Le week-end prochain c’est au tour du SRFC d’affronter l’ogre parisien. Autant dire que ce n’est pas sur ce match que quelques centimètres nous sauveront le derche. Mais on ne l’apprend à personne et nul doute que l’équipe saura profiter de ces prochains jours pour gommer le moins bon.