Après-matchs

LOSC - SRFC : Ambitions assumées

Publication :
Les Rouge et Noir affirment leurs ambitions à Lille
© staderennais.com

Après les victoires de Lens et de Lyon, le ton était donné aux autres concurrents, dont font justement partie Rennes et Lille. Un test d’ambition pour le SRFC, face au LOSC qui se devait quant à lui de prendre tous les points à domicile. Un défi relevé avec succès, dans les intentions, le contenu et le résultat.

Oui cette victoire a probablement été aidée, sans être facilitée, par l’expulsion précoce d’Alexsandro (13e). Toujours est-il que la vérité quant aux 75 minutes qui se seraient suivies à 11 contre 11 demeurera à l’état d’hypothèse. Un premier constat tangible est que ce petit quart d’heure précédant ladite expulsion a été dominé par les Rouge et Noir. Dès lors confrontés à un climat houleux, aussi bien dans les tribunes que dans les vestiaires, il auront globalement maîtrisé leur supériorité numérique.

Mais si le Dogue est diminué, il reste dangereux. Meunier sur un petit numéro (33e), puis Pardo en un contre un (40e), manquent le coche. Le jeune attaquant belge bute sur un Samba autoritaire cinq minutes après avoir été mis en échec faute à la bonne lecture de jeu de l’international français (35e). Une sortie qui enclenche justement une des nombreuses situations rennaises, mais Merlin, pourtant bien placé, rentre mal dans son ballon. Une fois mais pas deux, il inscrira plus tard le but du break sur une action bien ficelée (56e, 0-2). C’est Frankowski, ancien Lensois, qui aura un peu plus tôt l’honneur d’ouvrir le score, de la tête sur un centre de Brassier, son premier en rouge et noir (49e). Lui qui en avait aussi raté une bonne juste avant le retour aux vestiaires (45e+4).

Être patients. Convertir mais ne pas se précipiter. Rester calmes et sereins.

Les mots d’Habib Beye au retour des vestiaires.

C’est également la victoire d’un coach. En témoigne les changements opérés dans le 11 de départ, certes en partie imposés par des absences, mais surtout payants. Tout comme la compréhension et la gestion sur l’attitude du board adverse, familier.

Car le Dogue grogne. Le rouge, pas au goût des Lillois, suscite une pression rarement observée sur un arbitre principal, ici Éric Wattellier. Sur le terrain (Benjamin André), à son bord (Bruno Génésio), et dans les couloirs (Olivier Létang).

Le répondant des Rouge et Noir a été technique ET mental, en marquant donc par deux fois tout en préservant leur cage inviolée. Valeureux à l’image de Seidu, injouable dans le duel, au sol mais aussi dans les airs, notamment devant Giroud malgré leurs 20 centimètres d’écart. Un vrai roc !

Bémol non négligeable cependant, cette fin de match débridée. Alors que Rennes peine à inscrire le troisième, des ballons voire des balles de buts sont offertes à l’adversaire. Un manque de mordant devant et de lucidité derrière qui heureusement n’auront pas causé de dégâts, car tantôt rattrapé par la défense ou le gardien, et aussi par des maux similaires côté lillois. Peut-être l’après-fêtes…

Rennes conclue ainsi ce mi-championnat à la 6e place, à 2 points du 3e, Marseille, et 6 du 7e, Strasbourg. Très positif lorsque l’on se réfère aux nombreux points perdus en début de saison.

En attendant le début de la phase retour face au Havre, une qualification en Coupe de France sera à aller chercher au stade Pierre Brisson de Beauvais, dimanche prochain face à l’US Chantilly (N2), dans un match qui s’annonce déjà périlleux.

Allez Rennes !