HAC - SRFC : Et ça continue, encore et encore
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Dominer, mener, donner, se faire remonter.
Cette équipe finit systématiquement par se déliter dès lors qu’elle tient le match entre ses mains, Rongier ou pas Rongier, comme si le poids d’une telle responsabilité lui pesait trop lourd.
Incapable de gérer son avance et encore moins de maintenir la tête de son adversaire sous l’eau. Bien au contraire, elle lui tend la perche, lui lance la bouée.
Le pénalty avant la mi-temps en est un beau de cadeau. Deux pertes de balles LARGEMENT évitables dans sa partie de terrain (un fait trop récurrent), et une faute de Jacquet qui l’est tout autant sur Issa Soumaré, qui se charge de le tirer et le transforme (45e+1).
Et Samba, à quoi joue-t-il devant le pas encore buteur havrais (37e) ?! Avec le feu ça c’est certain. Ronaldinho dans l’entreprise mais pas loin d’une « Ronald Dindon » dans la conclusion.
Rennes se crée peu d’occasions mais a recruté un avant-centre, point barre. Pied droit, pied gauche, on l'a recruté pour la mettre au fond. Pas encore buteur de la tête, mais passeur sur l’ouverture du score et premier but en rouge et noir de la montagne suisse Embolo. Auteur d’un but refusé pour un hors-jeu de Merlin à la 23e, Lepaul remet ça 6 minutes plus tard en toute licéité cette fois.
Que dire de cette entrée en seconde période ? Cinq minutes durant lesquelles la défense rennaise a ardemment souffert du haut pressing havrais ? Submergés, il n’y a pas d’autres termes. Seidu par deux fois boit la tasse, et se contraint même à une prise de risque considérable dans sa surface.
On pense (déjà) assister à l’égalisation havraise sur un nouveau cadeau des Rennais mais on souffle devant le raté de Rassoul Ndiaye (67e). On souffle encore mais de dépit deux minutes plus tard après avoir pensé assister au doublé d’Embolo, parti en contre de la ligne médiane, mais signalé hors-jeu de quelques centimètres.
À la 79e on ne pense plus mais on pleure sur l’égalisation finalement logique de Ndiaye. Nombreux sont les Rennais dans la surface, et paradoxalement le Havrais semble bien seul.
Aux contre-performances pleines de sens à Angers (1-1 après avoir mené 1-0) et à Nantes (2-2 après avoir mené 2-0), s’ajoute désormais celle au Havre (2-2).
Sur le papier, ça faisait au moins 7 points. À l’issue de chaque première mi-temps, ça faisait 9. Au final ça fait 3.
Peut-être cette équipe se fait-elle envahir par la pitié ? Après tout… Cela pourrait expliquer cette faculté de raviver l’espoir chez l’adversaire. Encore une fois, il est concevable que ce dernier puisse se rebiffer, mais au mieux comme un chat pourrait le faire face à un tigre, autrement dit via de simples velléités. Ici la comparaison du chat et du tigre tient à la somme des qualités individuelles de chaque équipe. Et ça fait donc trois fois que le tigre prend peur face au chat.
Un manque de confiance se dégage sur le plan collectif. La mise en retrait de Lepaul à la 75e, pour quoi faire ? Gagner 20 secondes ? Et pour la perdre bêtement de l’autre côté ? Combien de secondes a-t-il fallu au Havre pour inscrire chacun de ses buts ? Si l’on doit perdre ce ballon, autant le perdre avec panache !
Au terme de ce nul qui résonne une nouvelle fois comme une défaite, les interrogations deviennent de surcroît plus insistantes envers le coach, première cible lorsque ça va pas bien (on ne peut pas encore dire que ça va mal). Sur ce match le fait de n’avoir profité que de deux changements sur cinq possibles, et d’un seul jusqu’à la 90e, est entre autres largement pointé du doigt.
En espérant que ça ne soit pas le début mais bien la dernière fois. Réponse contre Auxerre dans deux semaines au Roazhon Park.
Allez Rennes !