Après-matchs

FCN - SRFC : Un nul qui résonne comme une défaite, encore

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Les Rouge et Noir se font remonter à Nantes
© staderennais.com

Suite à la révision tactique du coach Beye face à Lyon, contrainte mais payante, la question était de nouveau mise sur la table. Une base à 4 ou à 5 pour ce derby ?

Ouest-France ainsi que l’Équipe tablaient sur la continuité, à 5 donc.

À l’annonce officielle, celle-ci laissait présager davantage un 4-4-2. Les diffuseurs français affichaient même un 4-3-1-2.

Et au coup d’envoi on constate une dominante avec 3 centraux. La vérité (si je mens) c’est que c’est un système hydride, et qu’en fonction du momentum et de divers paramètres plus ou moins connus, ça switch. Ok.

Toujours est-il que Rennes se fait rentrer dedans d’entrée de partie par les Nantais. Un accueil en bonne et due forme. Comme si finalement ils se posaient moins de questions quant à cette ligne défensive.

Un orage bref qui laisse place à la maîtrise rennaise. Les premières occasions sont timides. La frappe trop croisée de Lepaul manque de peu d’être reprise par Rouault (19e) alors que Ludo Blas s’essaie de loin (27e).

Puis à la 29e une main nantaise est sanctionnée d’un pénalty sur un centre de Lepaul. Ludo Blas se charge de le tirer… c’est dans la boîte. Pas de fioritures pour l’un des anciens Nantais, ni dans le tir, ni dans la célébration.

À ce moment-ci, Rennes a clairement le match en main, et enchaîne à la 35e sur une attaque placée expéditive. Le valeureux Seidu fuse sur un ballon parfaitement donné de Blas, centre parfaitement plein coeur de la surface avant que Lepaul ne surgisse et ajuste parfaitement Lopes. Clinique. La Beaujoire vient de perdre 20 degrés.

Dans la foulée arrive peut-être le tournant de ce match. Une occasion à s’y méprendre de la précédente, Rongier surgit tout comme Lepaul mais malheureusement sans la précision. Un bon knock-down de manqué ! Merde.

Et déjà Nantes tente de se rebiffer avec cette fois un ancien Rennais en proue, Matthis Abline (37e), annonciateur de sales choses.

Les Rouge et Noir restent dominants mais commencent à déjouer, sans contester que Nantes ait le droit de répondre à l’agression. Toute équipe a le droit a ses temps forts après tout, et vice-versa. Le tout étant de les gérer au mieux. Le retour aux vestiaires se fait en l’état, à savoir sur une avance de 2 buts. Un avantage mérité mais tout de même heureux à l’aune d’une entame très rude.

Une double mauvaise nouvelle à la reprise. Seidu, l’homme fort de cette première mi-temps, et Rongier, le capitaine et régulateur de ce collectif, sortent tous deux pour raison médicale. Le premier au sein d’un protocole commotion cérébral, et le second pour une alerte au mollet. Brassier et Cissé sont les entrants.

Et que dire de ce deuxième acte ? Si ce n’est d’un niveau d’agacement très élevé ? Rennes s’est fait marché dessus. Invraisemblable en comparaison de l’écart constaté en première période. On aura entrevu une courte éclaircie durant laquelle les Rouge et Noir semblaient enfin entrer dans un contrôle de leur avantage par la possession, sinon rien. On laisse le ballon à l’adversaire, un regain de confiance et d’espoir avec, qui n’en demandait pas moins.

Ainsi, si la réduction du score à la 65e de Junior Mwanga est logique, que dire de la gestion de ce temps additionnel ? Les opportunités s’enchainent pour les Nantais qui finissent (encore logiquement) par obtenir un pénalty. Mais Samba s’impose avec autorité devant Abline et on se dit alors qu’une nouvelle fois le dénouement sera rennais (90e+4).

À n erreurs individuelles prêtes…

Sans être contraint de tirer à boulet rouge sur le « pauvre » Hateboer, dont l'entrée à la 87e restera dans les annales, déjà fautif sur le premier pénalty nantais, hautement responsable sur ce qui adviendra être l’ultime égalisation (90e+6), mais pas l’unique responsable sur ce manque avant tout collectif, et résultat d’une longue agonie… Qui plus est, si ce long ballon n’avait pas transpercé aussi facilement la défense rennaise, le second pénalty nantais sur lequel serait probablement revenu l’arbitrage aurait pu être arrêté par l’échauffé Brice Samba.

Petite anecdote. Youssef El-Arabi, qui rappelle que le SM Caen était autrefois en Ligue 1, devient l’Homme providentiel de cette partie en signant en prime le record d’écart entre deux buts dans ce championnat, soit 14 ans. Mais on va pas se mentir on s’en cogne.

Sur l’ensemble du match Rennes ne méritait sans doute pas de gagner, tout comme à Angers, et c’est cela qui fait le plus chier. Une première mi-temps plutôt bonne dans l’ensemble, avec un début chaotique mais compensé ensuite, et précédant une deuxième mi-temps cataclysmique, hormis le fameux trop pressé éclairci.

Prochain match au Roazhon Park face au RC Lens de Pierre Sage, victorieux du LOSC par 3 buts à 0 dans un autre derby, celui du Nord mais pas moins chaud.

Allez Rennes !