Angers SCO - SRFC : Un sentiment non bienvenu de déjà-vu
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Suite à la déconvenue de la semaine passée, il y avait en amont de cette rencontre comme une double envie de passer à autre chose.
Encore joueur du SCO il y a une poignée de jours, Lepaul est titulaire. Voilà un choix qui fait écho à celui du capitanat de Rongier dès la réception de Marseille. Un choix fort et à l’abri de tout autre facteur que celui du sportif.
Comme il est désormais de coutume, le match démarre fort et en 3 minutes Rennes se crée déjà deux belles occasions, en-dehors de la surface sur une frappe de Ludo Blas, puis en son sein via Lepaul.
Mais aussitôt Angers se rebiffe, voire étonne de par la longévité de son premier temps fort. La surface rennaise connaît ainsi une première secousse à la 5e, sur un ballon dont la défense semble être passée au travers. Deux minutes plus tard, Samba est une nouvelle fois sollicité, et cette fois-ci contraint à la parade.
Heureusement Rennes reprend rapidement le contrôle et se crée de nouvelles et nombreuses occasions, via Blas, Merlin, Lepaul ou encore Frankowski. Déterminés, les Rouge et Noir finissent par faire plier la défense angevine et son gardien Hervé Koffi à la 21e par le biais d'une action collective bien huilée. Le ballon circuite entre Fofana et Blas, avant que Lepaul n’accomplisse son devoir sur un centre en une touche de Merlin. Une ouverture du score logique et qui appelle à d’autres buts.
Mais alors que le match se poursuit, des maux constatés la saison passée refont surface. Rennes se retrouve dans un fauteuil face à une équipe inférieure sur le papier, ici menée au score mais qui ne se livre pas pour autant, comptant sur un potentiel endormissement du « plus fort ». Une stratégie dont les joueurs sont visiblement au courant si l’on s’en tient aux dires du revenant Brassier à la mi-temps.
Rennes passe beaucoup par son gardien, cherche visiblement à aspirer l’adversaire, mais a la facheuse tendance à lui rendre facilement le ballon. Des pertes de balles largement évitables ET rentables pour l’adversaire, qui n’attend que ça.
Un sentiment de déjà-vu y compris dans le déchet technique, toujours trop important à ce niveau, aussi bien sur les contrôles que les transmissions courtes. Pénible.
À cela s’ajoute des joueurs qui semblent quelque peu confus à la perte de balle, jaillissant de part et d’autre sans succès pour la récupérer aussi vite. On dirait du pop-corn. Cela aurait-il favorisé les faits de jeu litigieux de ce début de saison ?
C’est dans ce flou qu’Angers égalise à la 51e sans se faire prier, sur une tête du jeune Prosper Peter, bien servi par Yassin Belkhdim depuis son boulevard droit.
Sur le front, plus grand chose à se mettre sous la dent. Trop de difficultés à surprendre les locaux. Un manque de créativité ? Une presque mi-temps partie en fumée. Score final 1-1, avec son lot de frustration et des interrogations.
Mais il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions, d’autant que ça reste le premier match terminé, si ce n’est joué, à 11 contre 11 en championnat.
Toutefois, si l’on considère que nombreux seront les adversaires à aborder le Stade Rennais comme l’a fait Angers hier, peut-être près de la moitié, à savoir prendre son mal en patience et jouer le contre, alors un gain de points durable passera nécessairement par une plus grande justesse dans la possession.
Enfin, la fin du mercato et de ses ultimes ajustements permettront avec un certain soulagement de se concentrer définitivement sur le terrain et son football.
Et pour son prochain rendez-vous, dans deux semaines à l’issue de la première trêve internationale, c’est un Lyon chauffé à blanc que les Rouge et Noir accueilleront au Roazhon Park. De quoi nous remettre franchement dans le bain.
Allez Rennes !